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Finir la ligne
Les trains roulaient, mais pas
réellement dans les meilleures conditions - on avait
construit la ligne si rapidement, et en rognant tellement
sur les dépenses ! Alors, dès que l'argent
commença à rentrer, Van Horne se mit au
travail pour mettre sa ligne aux meilleurs niveaux. On
termina le ballastage pour stabiliser la voie, on
remplaça progressivement les ponts en bois - les
fameux trestles - par des ponts en maçonnerie ou en
métal. Par exemple, le pont sur la Stoney Creek,
à l'est du col Rogers, était une
impressionnante construction en bois haute de 50
mètres et longue de 300 ; on le remplaça en
1893 - pratiquement sans arrêter l'exploitation - par
un pont à une arche métallique ; qu'on
renforça en 1929 en posant un deuxième pont
par-dessus.
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La neige était le plus
grand ennemi du train : dans les premières
années, l'exploitation fut plusieurs fois interrompue
par des chutes de neige exceptionnellement fortes. Le
déneigement, à la main ou avec des
chasse-neige mécaniques, et la réparation
des
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voies emportées par les
avalanches, coûtaient très cher, sans parler
des accidents. La descente du col Rogers, sur la face ouest
des Selkirks exposée aux vents humides du Pacifique,
était particulièrement exposée aux
coulées de neige et aux avalanches. Des
barrières à neige furent établies sur
près de 8 km, mais elles
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n'offraient pas une protection
totale. Finalement en 1916 le CPR construisit sous le col
Rogers le tunnel Connaught, long de 8 km. Celui-ci fut
doublé en 1988 par le tunnel Macdonald, de
près de 15 km, et équipé d'un
système de portes pour faciliter l'évacuation
des fumées des locomotives diesel.
Des protections identiques, mais
cette fois contre les éboulements de rochers, furent
établies dans le canyon de la Fraser.
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