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Un peu de
géographie
On ne construit pas un chemin de
fer sans s'intéresser à la géographie
des contrées traversées.
En simplifiant beaucoup, et en
négligeant les contrées du centre et du nord,
le Canada, c'est, d'est en ouest :
- les Basses Terres des Grands Lacs et du
Saint-Laurent : plaines
fertiles, au climat (relativement) favorable. 60 % de la
population s'y concentrent. Les premiers chemins de fer y
furent construits, sans réelles
difficultés.
- le Bouclier canadien
: socle de roches cristallines vieilles de 4 milliards
d'années, datant de l'ère
pré-cambrienne, raclées par les glaciers dont
les moraines ont constitué des myriades de lacs,
grands ou petits. On imagine les difficultés pour y
établir un chemin de fer : la roche, quand elle est
à nu, est horriblement dure. Là où elle
est couverte par les débris, ce sont des
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marécages, gelés en
hiver, mais où l'été s'engloutit toute
construction humaine.
- les Prairies, grandes
plaines sédimentaires, autrefois paradis des
dinosaures (les Badlands de l'Alberta), maintenant grenier
à blé et à céréales,
terres d'élevage, ou réserves de
pétrole. Là, on peut simplement y
dérouler la voie...
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- les cordillères de l'Ouest, montagnes jeunes, à peine 60 millions
d'années, des chaînes parallèles
orientées nord-sud, dont les fameuses Rocheuses qui
sont l'épine dorsale de tout le continent
nord-américain. Peut-être pas aussi hautes que
nos Alpes (Mont Columbia 3 747 m, Mont Robson 3 954 m), mais
au climat épouvantable - jusqu'à 20 m de neige
certains hivers !
De pénétration
très difficile, pratiquement seuls deux cols pour
franchir les 1500 km de la chaîne des Rocheuses - et
ensuite il reste deux autres chaînes à
traverser avant d'atteindre la côte... C'est bien
sûr la traversée des Rocheuses qui
créera le plus de difficultés dans la
réalisation du Transcanadien. C'est aussi la partie
la plus touristique !
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